par benjamin, le 22 fév 2008

Pas de compte rendu du conseil municipal, je n’y étais pas. Aux intéressés d’informer la population !

L’article sur le bus arrivera un peu plus tard que prévu. Mon intuition est que Marc Sadoun n’a pas réussi à expliquer son idée jusqu’au bout (ni à la chiffrer, ce qui aurait aidé), mais surtout que ses concurrents n’ont pas « voulu » penser à rentrer plus dans le détail.

Marc Sadoun parlait d’exemple de villes ayant déjà mis en œuvre un tel système, je suis en train de faire quelques comparaisons – qui, si elles ne sont pas toujours raison, permettent de faire avancer la réflexion et de bénéficier de certains retours d’expérience.

A propos des bus, le maire annonce que le plan de toutes les lignes circulant dans le canton est disponible depuis de début de la semaine, dans les bus et à la mairie (mais pas sur Internet).

La bonne résolution du jour : je vais mettre plus de contenu graphique sur le site pour égayer la lecture ;-)

Edit 25 février : sur la gratuité des bus, Marc Sadoun explique son projet plus en détails sur son site ; sur le “compte rendu” du dernier conseil municipal, Daniel Farnier vient d’écrire un billet sur son blog.

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No Responses to 22 février - presque le week end

  1. Benjamin : je souhaite préciser que l’auteur de ce commentaire fait partie de la liste de M. Bernard Debain

    L’équilibre de Nash et le dilemme du voyageur
    Franck et Claire, de retour d’un merveilleux voyage, s’aperçoivent que les souvenirs identiques de chacun avaient acheté ont été endommagés au cours du voyage.
    Un responsable de la compagnie aérienne déclare qu’il est prêt à les indemniser.
    Comme il n’a aucune idée du prix des souvenirs il leur demande de lui dire à combien se chiffre le préjudice.
    Comme il sait que chacun va avoir tendance à exagérer, il leur demande de mettre sous enveloppe un prix, pour chaque article, compris entre 2 et 100 euros.
    Lorsque les deux prix sont identiques, il paye le prix indiqué. Si les prix sont différents, celui qui a donné le prix le plus bas, touche une prime de 2 euros pour son honnêteté, celui qui donne le prix le plus haut a une pénalité de 2 euros pour avoir exagéré.
    Le problème, c’est que Franck et Claire n’ont pas envie d’être perçus comme des personnes malhonnêtes tout en touchant le maximum d’argent. Pour cela, chacun espère annoncer un chiffre juste au dessous de celui annoncé par l’autre.
    Que va-t-il se passer ?
    Si Franck et Claire annoncent tous les deux 50 euros, chacun touche 50 euros. En revanche, si Franck annonce 100 euros et Claire 99 euros, Claire touchera 99 + 2 euros , soient 101 euros et sera la personne honnête, Franck seulement 100 moins 2 euros, soit 98 euros et sera la personne malhonnête.
    Si Franck tient le même raisonnement que Claire, il annoncera 98 euros pour gagner la prime de 2 euros. Claire de son côté peut penser que Franck s’est dit qu’elle jouerait 99 et donc lui 98. Elle décide donc de jouer 97 et ainsi de suite.
    Par ce raisonnement, on abouti rapidement à l’équilibre de Nash. Chacun écrit 2 euros car il est sûr que l’autre ne pourra pas sous enchérir. Dans la réalité, pratiquement aucun humain ne jouera 2 euros. L’ordinateur, oui.

    Aujourd’hui, quelques boîtes aux lettres ont été tractées par la liste de M. Sadoun.
    Il est dit dans ce tract que la majorité en place commet un déni de démocratie en votant le projet de la ZAC Renard à 17 jours des municipales.
    M. Sadoun souhaite-t-il voir appliqué l’équilibre de Nash à l’action municipale ?
    En appliquant le même raisonnement que celui appliqué a Franck et Claire, l’équipe sortante aurait pu voter ce projet 18 jours avant les municipales.
    Mais sachant que M. Sadoun aurait pu trouver à redire à 18 jours, il aurait fallu le voter à 19 jours et ainsi de suite pour remonter au final au 1er jour de mandat du maire.
    Bien sûr, M. Sadoun n’est pas une machine et il sait intuitivement qu’il ne peut pas voter tous les projets lors du premier Conseil Municipal, puis attendre 6 ans avant d’être à nouveau légitimé par les urnes.
    La question que je me pose, c’est à partir de quand, si elle est élue, l’équipe de M. Sadoun cessera le travail en attendant les nouvelles élections ?

  2. Franchement je vois pas du tout le rapport.

    Tout ce que je vois, c’est que la majorité sortante vote jeudi 21 février un projet de 1377 logements sur la Zac Renard à quelques jours de l’élection, et en annonce 1100 dans son programme le 22 février… tout en mettant “l’éthique et la transparence” comme premier engagement !
    Et ça c’est très très fort ! (enfin non en fait c’est très grave)

  3. C’est rare de voir un lecteur parler de théorie des jeux et de backward induction !

    Juste un mot pour préciser tout de même qu’une action municipale ne se situe pas dans un cadre aussi théorique (mais, pour rester sur de la pure théorie, vous parlez d’une borne, celle du process de décision ; mais pas de l’autre borne, celle jusqu’à quand un maire élu pour un mandat défini peut espérer voir les effets directs de ses actions).

    A tout hasard, je rappelle mon commentaire du “morning meeting” du 21 février, pour revenir sur un cadre plus pratique.

    Marc Sadoun et Daniel Farnier ont totalement raison de s’opposer farouchement à une désignation de l’aménageur « à la hussarde » à quelques jours du premier tour. Le maire met en avant le coût lié aux pénalités dues à l’armée si le terrain devait ne pas être acheté dans les temps (si un candidat rouvre ce dossier, qui a quand même fait l’objet d’un débat public, rappelons-le).

    Mais l’argument du maire semble assez sioux, car il serait plus juste de dire : si je suis élu, je fais voter ce projet dans la foulée, mais si je ne suis pas élu, je n’ai pas contraint les choix de mon successeur, mais que celui-ci sache et fasse savoir qu’une telle décision aurait à court terme un impact très important sur les comptes de la commune (750 000 euros).

    Sur la question posée, je laisserai les intéressés réagir au besoin. Il est cependant évident que la frontière du “quand” est floue (2 semaines ? 2 mois ?) et sera toujours sujette à discussion. Mais l’exemple du moment est assez clair - et ce, independamment de toute analyse sur le “contenu” de ce futur quartier.

  4. Benjamin : je souhaite préciser que l’auteur de ce commentaire est Evelyne Duquennoy, qui fait partie de la liste de M. Daniel Farnier

    Cela fait un peu “tiré par les cheveux” ou “écran de fumée” que d’aller chercher les théories d’un “homme d’exception” pour tenter de justifier un passage en force de l’équipe actuellement en charge de la ville.
    Nous avons retrouvé là les beaux jours de l’époque Philippe Lavaud, Bernard Debain en a assumé pleinement la succession
    Car, si, il y a contrainte sur les choix du successeur: le choix de l’aménageur est figé, si est vérifiée l’information selon laquelle la convention signée précise que “la collectivité ne peut prononcer de plein droit la déchéance de l’aménageur”.

  5. Pour répondre à Jacques, quand deux personnes de bonne foi ne sont pas d’accord, c’est qu’elles ne parlent pas de la même chose.
    En l’occurrence, les 1145 logement annoncés sont ceux qui seront effectivement construits sur la ZAC par l’aménageur choisi par le dernier Conseil Municipal.
    L’armée conserve une petite partie de son terrain pour y construire un peu plus de 200 logements (la commune n’a pas son mot à dire sur ce point). On arrive alors au 1377 logements que vous évoquez.

  6. Donc la majorité sortante vote un projet de 1377 logements et en annonce seulement 1100.
    Ce n’est donc pas honnête de sa part. (dont mon parallèle avec son engagement numéro 1: éthique et transparence)
    Que cela soit construit pas l’armée, l’AFTRP, Franco Suisse ou qui sais je encore ne change rien à l’affaire.
    Le résultat, c’est 1377 logements.
    Ce n’est pas de la bonne ou de la mauvaise foi, c’est la réalité: point.

  7. Pour clore le sujet sur 1100 vs 1377, les lecteurs auront donc compris que dans le projet tout juste voté par la majorité en place, et refusé par l’opposition, il y aura 1377 logements sur le site de la Caserne Renard, donc 1100 dans le cadre de la ZAC, et le reste par l’armée (des studettes) sur le bout de terrain qu’elle ne vendra pas à l’aménageur.

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