benjamin on mars 8th, 2008

Suite du premier épisode.

Notre petit Saintcyrix est décidément assez naïf. Il croyait en une campagne électorale éthique jusqu’au bout.

Saintcyrix se replie un peu sur lui-même. Il se dit que Saint-Cyr n’étant pas au cœur de l’OIN, il n’en a pas grand-chose à espérer, mais beaucoup à craindre. Il espère vraiment que la priorité donnée aux saint-cyriens va améliorer l’offre de logement social dans la ville, et qu’on va tout faire pour dissuader la circulation de transit. Il entend ici et là un détail parfois flous sur les nouvelles offres de train. On lui dit que seul les « anciens », ceux qui connaissent bien la ville, peuvent gérer efficacement sa destinée. Et que la ville a tellement souffert qu’elle pourra bien espérer des faveurs spéciales (les terrains du stade, un régime d’exception pour des bus gratuits, …).

Bref, il espère que le saintcyro-saintcyrisme vaincra et que la ville sera enfin touchée par la grâce des dieux.

Voilà pour la théorie. Maintenant, place à la pratique. Qui se reconnaît en Saintcyrix ? Visiblement pas grand monde, du moins parmi mes lecteurs au vu de la flopée de votes négatifs recueillis lors du premier épisode.

En fait, Saintcyrix n’existe pas, ou sinon peut être dans l’inconscient des « hauts pensants ». On imagine les attentes de l’électeur, puis on le flatte sur des promesses censées améliorer son quotidien. Mais le citoyen n’attend pas qu’un repli ou une faveur, il réclame aussi une vision ! Le travail de proximité est certes indispensable, mais on ne construit pas sur du long terme uniquement à coups de « bottom up »…

Les saint-cyriens attendent un projet de ville, non idéologique, à moyen terme mais avec des effets visibles à très court terme, des engagements réalisables et une ouverture d’esprit permettant de s’adapter aux situations imprévues. Il faut savoir dire oui, savoir dire non, savoir dire « je n’y avais pas pensé, et c’est une bonne idée », et parfois « je me suis trompé, on va faire autrement ».

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