benjamin on mars 12th, 2008

Victorieux dès le premier tour, Bernard Debain sort de ces élections avec une légitimité renforcée et pourra poursuivre tranquillement le développement de ses projets pour la ville. Il avait vite compris … qu’il ne fallait surtout pas trop faire campagne et jouer à plein la carte du sortant.

« Saint-Cyr change, Continuons ensemble » était une fidèle signature pour son programme. Le maire a logiquement mis en avant son bilan et son image de maire de proximité, de tous les jours (« 13h TF1 »). Et de tous les quartiers, car les résultats par bureau de vote sont globalement homogènes, autre petite surprise.

Bernard Debain avait également vraiment musclé sa campagne pendant les derniers jours, un peu à l’image d’une équipe de foot qui veut conserver son avantage « à l’italienne » à quelques minutes de la fin du match (*). Cela a dû forcer la décision dès le premier tour.

Bernard Debain a également profité de plusieurs facteurs externes, qui tous réunis ont concouru à augmenter son avance quel que soit le niveau de la campagne de ses adversaires :

  • la prime au sortant est traditionnellement d’autant plus importante que l’usure du pouvoir et la participation sont faibles. Ici, bien évidemment aucune usure du pouvoir, et une participation (56%) identique à Paris ou Versailles. De manière plus générale, que ce soit à Paris, Bordeaux, ou plus près de nous à Bois d’Arcy ou Fontenay le Fleury, les sortants ont globalement mieux réussi qu’escompté
  • la gauche dont l’ancrage des communistes, encore important, semble vraiment peser (à l’occasion, je reviendrai peut-être sur certains tracts du PC distribués dans les mois précédant l’élection)
  • le glissement vers la droite d’un grand nombre de banlieues résidentielles, et ce pour des raisons sociologiquement plus complexes que « les nouveaux habitants sont des riches »
  • un paradoxal « effet Lavaud ». Le changement est facteur de risque, et le souvenir de l’ex maire est tenace. Plutôt que de prendre le risque d’encore changer de maire et d’en « tester » un quatrième depuis le début du siècle, quand bien même les profils sont différents, autant continuer avec le maire en place puisque son action est jugée globalement satisfaisante. En langage financier, on parlerait d’aversion au risque. En langage politique, la traduction est un peu plus injuste, surtout de la part de la majorité actuelle : “regardez-moi ce parachuté[, ça ne vous rappelle rien ?]“

En face, Marc Sadoun et Daniel Farnier ont été davantage présents. Je pense que la campagne de Marc Sadoun était globalement bonne, un peu « péchue » parfois, avec une communication professionnelle et une image maîtrisée. « Mais » l’inflation des propositions a fait ressortir le spectre du dérapage des finances publiques locales et ses opposants ont su le contrer sur certains sujets sans même trop chercher à rentrer dans les détails. Le bus n’a pas aidé. Son score est faible, j’en fus assez surpris, et il est quelque part dommage qu’une telle personnalité n’ait pas sa chance dans un mandat local, à Saint Cyr ou ailleurs.

Daniel Farnier, pour sa part, occupait le terrain et nourrissait le débat avec son blog depuis des mois. Mais c’est comme s’il s’était fait asphyxier par le maire, et nombre de saint-cyriens ont probablement plus retenu les « polémiques » que les propositions et le profil de politique qu’il souhaitait développer à Saint Cyr. C’est bien difficile de faire campagne en passant autant de temps à répondre au maire. Il lui manquait peut être également un support logistique, la communication des « grands partis », notamment les plaquettes de programme, semblant mieux assurée.

Enfin, il ne s’agit que de mon analyse à chaud, et c’est toujours plus facile de faire des commentaires a posteriori.

(*) les amateurs de football pourront réfléchir sur le parallèle entre le dernier tract du maire et Lyon-Bordeaux. Lyon mène 3-2 à l’approche de la fin du match, et un défenseur lyonnais se « sacrifie » pour « assassiner » le meilleur joueur bordelais qui doit quitter le stade sur une civière. Lyon était globalement meilleur, mais sa victoire paraît du coup un poil moins « glorieuse »…

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benjamin on mars 5th, 2008

[Edit 7 mars - Avant propos : cet article ne se voulait pas une synthèse sur le coût de construction (sujet qui par ailleurs n'a rien de honteux !), mais une mise en perspective plus générale. Vous lirez avec intérêt les réactions de MM. Debain et Farnier à cet article, et je viens de reprendre la rédaction, notamment le passage sur le coût, pour y ajouter plus de clarté.]
[Edit 8 mars - Il ne s'agit que de "quelques mots" sur la piscine. Je ne suis volontairement pas revenu sur la polémique sur la destruction de l'ancienne piscine et vous propose de vous documenter à ce sujet (*)]

Une piscine à Saint Cyr, c’est un luxe, et c’est un symbole.

Depuis les années 80, la revendication identitaire est devenue une sorte d’acquis communal. Il y avait une piscine en 2001, il y en a … une autre, depuis l’an dernier. Ce n’était pas dans le projet électoral (d’où le zéro euro promis ?) mais c’est vite devenu le fil rouge de toute la mandature. Je ne suis pas assez « ancien » pour faire un long rappel historique (*), mais de nombreux articles et tracts sont encore visibles sur les sites de l’’ACS Saint Cyr et d’ Agir 2008.


Quel coût pour les finances de la ville ?

Une question plus épineuse qu’il n’y parait. Selon les candidats, le curseur varie de quelques centaines de milliers d’euros à presque six millions d’euros.

Pour y répondre, il faut déjà reconstituer le coût de construction. Pour simplifier, disons “X”, mais je vous laisse vous faire votre opinion à la lecture des explications de MM. Debain et Farnier.

Ensuite, il faut réfléchir à la structure de financement. La ville a reçu un peu plus d’un million d’euros de subventions, et la vente à Franco Suisse du terrain de l’ancienne piscine a rapporté un peu plus de 3 millions d’euros.

Les deux approches extrèmes sur le “coût de la piscine à la charge de la ville” sont donc de “X-1″ et “X-1-3″ selon que l’on décide d’affecter, ou non, le produit de la vente de l’ancien terrain au budget de l’opération.
Mon avis est qu’il est exagéré de prendre en compte tout le produit de la vente dudit terrain, car la nouvelle piscine est excentrée et assise sur un foncier de moindre valeur. Le terrain vendu représente quelque part une “perte” de patrimoine pour la ville, à rapporter à la valeur du nouvel équipement (qui est une valeur d’utilité plus que financière). Il serait également exagéré de ne pas du tout prendre en compte le produit de la vente du terrain de l’ancienne piscine, car c’est bien le fait de réaliser un nouvel équipement ailleurs qui a permis l’opportunité de vendre du foncier dans des conditions économiques favorables.
Si l’on décide d’affecter la moitié de la vente du terrain de l’ancienne piscine (50* 3.2 = 1.6m) et les subventions réellement reçues (1.1m), on peut estimer le coût de la piscine pour la ville à “X-2.7″. Selon cette approche (mais je veux bien discuter de la méthodologie avec qui voudra), cela fait un coût pour la ville de 4.3m€ si l’on retient le coût de construction présenté par M. Farnier (et, de mémoire, M. Sadoun également), et de 2.1m€ si l’on retient le coût de construction présenté par M. Debain.

A noter, enfin, qu’il ne s’agit pas d’un coût déraisonnable dans l’absolu, mais qu’il aurait pu être moindre si la recherche de subventions avait été optimisée.

Quelle valeur d’utilité ?

La nouvelle piscine est incontestablement un équipement spacieux et de qualité, mais n’est plus une piscine de centre ville. Elle est excentrée alors que la ville a cédé du foncier à un des meilleurs emplacements de la ville. Cela “compense”-t-il le confort amélioré de la nouvelle piscine et le toit ouvrant ? Les avis peuvent valablement être partagés.

Dans un autre genre, si presque tout le monde va à la nouvelle piscine en voiture, ce n’était pas le cas avant, et les commerçants du centre-ville, par exemple, ont perdu des « opportunités de contact » avec la clientèle piétonne de l’ancienne piscine.

Il faudra également tirer les leçons du passé, faire attention à l’entretien et à la maîtrise des coûts de fonctionnement (pour le moment raisonnables, mais la piscine est toute neuve). Quels que soient les modes de financement, dans le temps, une piscine est un équipement onéreux pour une petite ville seule.

Que pouvait-on faire d’autre ?

Rénover l’ancienne piscine, parait-il affectée par un défaut de construction et mal entretenue pendant des années ? En construire une nouvelle au même endroit (donc sans plus-value foncière) ? Envisager sérieusement une piscine intercommunale avec Fontenay, voire Bois d’Arcy ? Chacun aura son avis sur la question… le mien est l’intercommunalité, sur laquelle on aurait pu insister un peu plus (lire également les précisions du maire à ce propos)

Le délégataire, une bonne solution ?

On dit que les associations ne devraient pas être écartées, que l’entrée coûte cher, que c’est la faute du délégataire, Vert Marine. C’est globalement vrai, mais Vert Marine agit dans un cadre contractuellement négocié avec la ville.

La cherté est assez évidente pour les familles dont les enfants prennent des cours de natation. Pour l’entrée seule, les formules d’abonnement sont relativement onéreuses, mais je pense que si l’on compare le coût des entrées avec les différentes formules avec les offres de l’ancienne piscine, en euros constants et à service constant, les écarts doivent être bien moindres que les 25% pointés par l’opposition de gauche. Le mieux servi est probablement le « sportif », qui, pour une carte 10 heures à 25 euros, peut faire 13 séances de trois quarts d’heure, dont certaines en nocturne après le travail !

Marc Sadoun et Daniel Farnier promettent de renégocier le contrat avec Vert Marine. Une renégociation unilatérale en faveur des associations et à coût nul pour la ville est irréaliste ! Vert Marine est un opérateur privé, mais cela ne veut pas dire non plus froid et hostile. Peu avant le nouvel an, j’ai eu l’occasion d’aller à la patinoire d’Angers, gérée par le même opérateur mais semble-t-il en bonne harmonie avec la mairie et les utilisateurs (jetez un coup d’œil à son site web, assez sympa). Sur le fonds, la meilleure manière de renégocier un contrat dans les intérêts de toutes les parties est surtout d’assurer une augmentation de la fréquentation…

Des suggestions concrètes !

… pour cela, pas grand-chose n’a encore été fait, mais plusieurs pistes sont possibles. Une meilleure promotion de l’équipement par la mairie (journées porte ouvertes, offres promotionnelles, …) pour développer la base de clientèle. La négociation de conventions bilatérales avec les villes voisines sans piscine (ex : Fontenay, pour tout lemonde et pas que les écoliers !). Ne pas fermer la piscine entre 13h et 14h le week-end pour attirer un peu plus de monde… Adjoindre à la piscine quelques pelouses du parc Maurice Leluc et mettre à la belle saison plus de transats en plein air. Il y a largement la place (voir photo ci-dessous), et cela valorisera mieux côté « ouvert » de la piscine et renforcera l’offre « loisirs » d’un centre aquatique « familial », avec bassin ludique, toboggan, toit ouvrant et pelouse extérieure pour tous, pas seulement les 10 premiers arrivés… En un mot, ça permettra de profiter davantage du nouvel emplacement de la piscine et de ne plus regretter l’ancien ;-)

Qu’en pensent les uns et les autres ? Et que proposent les candidats ?

D’ici là, j’espère que ce ne seront pas les finances de la ville qui plongeront, mais vous… Allez, tous à l’eau, vous retrouverez toutes les informations pratiques sur les sites de la mairie et de Vert Marine.

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benjamin on février 19th, 2008

Retour donc sur le conseil municipal du 18 février. Aucune surprise sur le fonds, toutes les résolutions sont adoptées. Je ne vais pas écrire un compte rendu complet de la séance, mais je souhaite revenir sur quelques moments, discussions et prises de position.

 


Les taux d’imposition locale 2008 sont inchangés, et le budget primitif 2008 adopté sans surprise (idem pour l’assainissement).

Comme prévu, le budget est relativement neutre. La gauche vote contre, après lecture d’une analyse sur la gestion des finances de la commune tout au le long de la mandature (j’y reviendrai dans un prochain article consacré aux principaux agrégats budgétaires et les différents éléments soulevés par l’opposition). Daniel Farnier, rassuré sur le caractère « révocable » du nouveau marché sur le mail Fabien, vote pour. Le maire insiste sur le fait qu’il s’agit d’un budget « non polémique, totalement applicable, [qui] fait vivre la commune ». Je partage également cet avis. La gauche aurait souhaité que le budget soit voté après les élections ; je pense que c’est une demande médiatique mais cosmétique. De fait, pour la commune, la vie continue, et pour les candidats, chacun sait qu’il pourra, comme toujours, corriger de manière relativement souple ce budget.

A la marge, on peut se demander pourquoi la gauche vote contre le budget et en expliquant pourquoi ; mais ne souhaite pas prendre part au vote sur les taux d’imposition et sans en débattre.

Une discussion intéressante a également eu lieu sur le thème des subventions (notamment auprès du conseil régional). La gauche reproche à nouveau au maire des longueurs et des oublis, alors que tout le monde sait combien la ville est dépendante des subventions. J’étais assez choqué (et le mot est faible) par la réponse du maire qui trouve « difficile [de naviguer] dans le maquis des subventions ».

Il est alors rappelé qu’un guide a normalement été distribué. Pour que plus personne ne puisse dire « c’est compliqué » ou pire « le conseil régional nous a prévenu récemment », voici le lien vers la page en question sur le site de la région. C’est synthétique, et d’un niveau très accessible !!!

Je suis le premier à déplorer en général la « culture d’assistanat », ici en ce compris également la « tutelle économique » des collectivités territoriales « du haut » sur les communes et ses conséquences, mais dans le contexte de la ville et de ses élus, je ne vois aucune excuse pour ne réaliser chaque dossier en toute rigueur et bonne intelligence. Sans vouloir trop critiquer l’adjoint aux finances (temporaire ?), que je salue pour sa motivation, son implication et son sens du discours, il faut a minima 2-3 adjoints « béton » pour bien gérer une ville comme Saint Cyr l’Ecole, et l’adjoint aux finances doit être le premier d’entre eux ! Je sais, je me répète…

Pour finir sur deux remarques très générales pour le bien des générations présentes et futures, pour une meilleur rendu de la démocratie de toute collectivité…

  • quand un conseiller municipal ne vote pas « pour » une subvention à une association, c’est souvent qu’il y a soit un ressenti personnel, soit une bonne raison. Le conseil municipal étant un forum participatif et démocratique, il serait souhaitable que dans ce cadre, chacun exprime ou rappelle sa position.
  • il est attendu de chacun des élus une attitude publique digne et conforme en toute circonstance, et dans tous les cas a minima dans le cadre des fonctions électives.

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benjamin on février 18th, 2008

Ce soir, le conseil municipal se réunira à partir de 19h45. A l’ordre du jour, essentiellement le budget primitif 2008.

Bernard Debain devrait être en difficulté ce soir, le budget étant, parait-il, assez difficile à défendre.

Un effet de ciseau sur le budget de fonctionnement (recettes peu dynamiques & augmentation des coûts notamment liée à la piscine) réduirait sensiblement les possibilités d’autofinancement.

La section d’investissement prévoirait essentiellement la réalisation du gymnase Jean Macé, du marché, la rénovation de l’école Paul Langevin et la réfection du parking en face du Balto. C’est déjà beaucoup, mais la rénovation de la maison des sports, et la bibliothèque, attendraient encore un peu. Les budgets voirie et éclairages publics seraient extrêmement importants et les projets devraient être également détaillés.

Cela dit, les finances de la ville sont ni “pauvres” ni “florissantes”. La ville est peu endettée, mais dispose d’assez peu demoyens (hors endettement) pour financer des projets. Ce n’est pas nouveau mais le retour des coûts de fonctionnement liés à la piscine le rappelle sèchement !

Enfin, si j’avais un souhait pour ce soir, c’est qu’en présentant un budget d’investissement, en face de chaque réalisation, on évoque les coûts/économies attendus par la suite dans la section fonctionnement… comme dans la vraie vie…

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benjamin on février 13th, 2008

[edit 14/02/08 : quelques mises à jour à propos des projets de M. Debain]

La vie associative est bien ancrée dans les habitudes saint-cyriennes, comme chacun l’aura remarqué au forum des associations organisé à la rentrée scolaire.

Sans chercher à trop polémiquer, la vie associative est généralement assimilée à une valeur « de gauche » et force est de constater que la longue période de gouvernance communiste de la commune a contribué à densifier le tissu associatif. Les difficultés sociales croissantes de nombreux saint-cyriens aussi [le tissu associatif, bien sur...] et il y a évidemment certains liens de cause à effet qui consolident tout cela.

Bref constat

Beaucoup reprochent à la municipalité actuelle une perte, ou du moins une diminution du lien associatif. Certains éléments quantitatifs, comme le budget du CCAS (centre communal d’action sociale) ou le montant des subventions peuvent donner des éléments de réponse. Ne connaissant pas les évolutions sur une longue période, je n’ai pas de commentaire à faire à ce sujet.

Au-delà de l’aspect financier, certains choix de l’ancien maire, et non remis en cause par la municipalité en place furent très contestés, comme l’accès désormais « réglementé » aux panneaux d’affichage publics, contribuent indéniablement à réduire la visibilité, la réactivité, … et in fine, la motivations de certaines associations.

D’autres événements ont rendu le sujet de la vie associative plus sensible que jamais : par exemple, certaines malversations présumées au CAO (si ma mémoire est bonne) contribuent également au lien de défiance – et, faute de contrôle des subventions et de la gestion, réduisent l’incitation au soutien et l’adhésion du public.

Enfin, rappelons que les associations ont été « privées » de vie aquatique depuis la fermeture de l’ancienne piscine. IL s’agissait d’un « acquis local ». Je reviendrai plus en détails sur le thème de la nouvelle piscine dans quelques jours, et peut-être sur le contrat de délégation de gestion signé avec Vert Marine, mais cette privation attise continuellement la rancœur des responsables d’associations, et, au delà, de la plus grande partie des saint-cyriens engagés dans la vie associative.

Heureusement, tous ne se plaignent pas. Le club de football vient de recevoir une avance sur subvention de 7800€, votée à l’unanimité lors du dernier conseil municipal.

Alors, que proposent les candidats ?

Commençons par Bernard Debain. Ca va aller assez vite : en l’attente de son programme complet et de son catalogue de bonnes résolutions, on note juste le mot “construction d’une maison des associations“. Ce qui va dans le bon sens. Cependant, une politique « de continuité » semble la plus probable sur les autres sujets, au grand dam des associations qui, des clubs sportifs aux associations de parents d’élève, disposent d’un pouvoir de lobbying certain auprès des électeurs encore indécis ! Ah si, “il parait que” le budget 2008 prévoit une hausse assez substantielle des subventions, de l’ordre de 6%…

Daniel Farnier, pour sa part, semble faire de ce thème une priorité et y a consacré sa « lettre n°4 ». Les idées sont de garantir un budget minimal, indexé au moins sur l’inflation (j’ai tout de même certaines observations sur la structure de la quantification des enveloppes, je serai ravi d’en discuter avec lui s’il est élu, mais tel n’est pas l’objet de cet article). Il propose de restaurer un accès des associations à la piscine (attention cependant à ne pas faire de concession supplémentaire à Vert Marine, il y a ici un risque de pilule empoisonnée), de créer des salles pour les associations dans les maisons de quartier (ce qui nécessitera une formulation plus précise – là encore il y a priori un risque de dérapage budgétaire), de proposer un support administratif au travers de la mairie, et de faire un premier pas vers un meilleur contrôle de l’usage des subventions, en « refusant les dossiers incomplets » (on suppose alors que le manque d’expérience n’est plus une excuse, si un support administratif est offert).

Marc Sadoun, sans en faire une telle priorité, propose des idées généralement similaires. Une maison des associations paraît plus facile à gérer que différentes salles dans des maisons de quartier. Outre le coût, il s’agit également de comparer les services additionnels qui pourraient y être gérés (domiciliation, …). La convention pluri-annuelle et la collaboration d’un adjoint attitré risquent de peser comme une « tutelle » malgré le souhait affiché du maintien de l’indépendance de l’association. Au programme figurent également la renégociation du contrat avec Vert Marine, les critères de subventionnabilité et le libre affichage.

L’avis de stcyrblog

La richesse du tissu associatif permet de prolonger localement l’action publique, contribue au maintien du lien social et à l’épanouissement de « tous ». Il est fondamental de restaurer une dynamique associative. Cela passe dès aujourd’hui par une meilleure transparence (subventions, …) et un libre accès aux panneaux d’affichage. A plus long terme, un support administratif de la mairie permettre aux associations de mieux se structurer, et une maison des associations serait un luxe loin d’être superflu qui apportera des facilités additionnelles vite indispensables dans une ville comme Saint Cyr l’Ecole.

stcyrblog souhaite donc que les candidats s’engagent au minimum :

  • à restaurer un libre accès aux panneaux d’affichage public et à mettre en place des critères de transparence accrue, dès leur prise de fonction
  • à rediscuter le contrat de la piscine avec Vert Marine, dans le respect également des intérêts de la ville
  • à proposer un support administratif gratuit et optionnel aux associations domiciliées à Saint Cyr, dans le délai d’un an
  • à mettre en place une structure du type « maison des associations » dans le délai de deux ans, et/ou à défaut, à améliorer dès maintenant les possibilités de mise à disposition de salles et de lieux de réunion pour les associations,


Cher candidat ou colistier, je vous invite à me contacter directement pour me faire part de votre position à ce sujet.

J’informe les lecteurs que je n’ai discuté de ce sujet avec aucun des candidats – si certaines erreurs ou omissions figurent dans cet article, merci de me le faire remarquer, je corrigerai dans la foulée et expliciterai lisiblement les positions respectives de chacun.

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benjamin on janvier 31st, 2008

Pour se détendre, voici ci-dessous une petite parodie de l’affaire Kerviel.

Blague à part, plus c’est gros, plus ça passe, même avec des ficelles toutes simples. Mais si on insiste trop, on risque de se faire prendre.

A Saint Cyr, comme évidemment ailleurs, il y a des « pas vu-pas pris » et des « pris-pendu ». La grande question du moment, et elle ne concerne pas que les traders, est : lorsqu’il y a un « pris-pendu », est-ce que les « pas vu-pas pris » sont incités à faire preuve de plus de modération, de plus de discrétion, ou de plus de sophistication ?

Bon, je vous promettais surtout une parodie, pas un discours sur l’aléa moral ou l’origine du bien et du mal, à la Sogé ou à St Cyr…

Fraude massive chez Renault

On apprend qu’environ 150 000 véhicules de type Mégane ont disparu des stocks de Renault, provoquant une perte de 2,25 mds €.

Selon l’enquête, cette perte serait le fait d’un seul employé, entendu actuellement par la brigade financière. Il affirme avoir agi seul, et avait pris l’habitude de quitter chaque soir l’usine au volant d’un véhicule neuf différent.

Les dispositifs de contrôle de l’entreprise n’ont rien détecté.

Le manège, qui durait depuis environ 750 ans, n’a été révélé que grâce à la vigilance du gardien de nuit, qui a remarqué que la couleur de la voiture de l’employé était chaque jour différente.

Il n’y aurait aucun enrichissement personnel, l’employé ayant déclaré avoir agi dans l’intérêt de l’entreprise. Il comptait revendre les véhicules au marché noir et remettre le produit de la vente à son employeur.

Il appartiendra à l’enquête de vérifier ses dires. Il reste cependant incompréhensible que personne n’ait remarqué les 150 000 véhicules parqués dans le jardin du coupable…

Les voisins se déclarent “choqués et extrêmement surpris”.

Il paraitrait aussi que, comme ancien mécanicien, il avait un double de clés de voiture, ce qui facilitait les opérations….

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Parmi les nombreux programmes immobiliers à l’affiche à Saint Cyr l’Ecole, s’il en est un moins médiatisé, c’est indiscutablement le “Carré le Nôtre”, à la place de l’ancienne station Shell, à l’angle Gabriel Péri / Sampaix. Il ne s’agit pas d’un programme résidentiel, mais d’une résidence de tourisme d’affaires. Petit passage en revue…


Ce projet est développé par Bouygues Immobilier, mais vous ne verrez pas de petit cabanon en guise de bureau de vente. Le projet est commercialisé par une foultitude d’officines de “conseil en défiscalisation”, car la transaction est plus complexe qu’une VEFA.


La résidence développe 156 “chambres” sur 4 niveaux (R+4), destinées à la location, la cible étant une clientèle de cadres de grandes entreprises, de passage pour plus ou moins longtemps à Saint Quentin ou Versailles. Cet hôtel-résidence sera classé 2 étoiles, et la résidence est dite “avec services” (ie, accueil, nettoyage, petit déjeuner, linge de maison) et entièrement managée par un gestionnaire de résidences hotelières. Côté architectural, je pense que la résidence devrait s’insérer correctement dans le paysage urbain.

Pour la ville, cela revient à accueillir en “interim”, une clientèle de cadre, qui avec un peu de chance, consommera un minimum à Saint Cyr : restaurants, supermarché, presse, … Pour la ville, cela veut dire également un surcroît de taxe d’habitation et de taxe foncière (probablement supérieur aux impôts générés par l’ancienne station service - mais c’est une autre histoire) à coût “presque zéro” pour la collectivité.

Le Maire se félicitait de ce projet il y a quelques mois, lors d’une réunion de quartier. Pour la fin des travaux, il faudra attendre le 4è trimestre 2009.

Cet article n’a pas pour objet de donner un conseil fiscal ou d’investissement. Je n’aborde pas la problématique de rentabilité du projet pour l’investisseur, ni les risques ou avantages fiscaux, et je ne propose aucune mise en relation avec un commercialisateur. Il convient de toujours regarder très précautionneusement les modèles financiers (méfiance…) et de ne pas hésiter à faire appel à un conseil indépendant, le cas échéant.

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La troisième question posée à chacun des candidats lors du débat organisé par Yvelines Radio était claire : L’écologie et le développement durable préoccupent de plus en plus les citoyens, avez vous des priorités dans ce domaine?

Depuis un an, de Nicolas Hulot au Grenelle de l’Environnement, des OGM au changement climatique et au bonus/malus écologique, toutes les occasions sont bonnes pour aborder ces thèmes.
Aucun des candidats n’est un écolo forcené, et j’espère que tous auront l’ouverture et la capacité à entendre des conseils qui seraient adressés par des personnes plus averties… Personne n’a ici totalement réussi son oral, mais si je devais jouer au prof (osons), Marc Sadoun serait admis avec mention “assez bien”, Daniel Farnier serait volontiers reçu à une séance de rattrapage, et Bernard Debain serait invité à se souvenir que ce genre de questions appelle une réponse à deux volet : d’un côté, le cadre de vie, certes, mais de l’autre, les petits ou grands efforts du quotidien et l’énorme effort de pédagogie à entreprendre auprès de la population. Voyons tout cela plus en détails, mais je vous invite à lire/écouter leurs déclarations à ce sujet.

- le bâti et la consommation d’énergie

HQE, l’acronyme qui fait plaisir. Aujourd’hui, tout “doit” être HQE, c’est-à-dire labellisé Haute Qualité Environnementale - c’est autant une démarche que des objectifs. Les trois candidats s’accordent à peu près pour faire de la ZAC Renard un “éco-quartier” (à défaut de s’accorder sur son contenu…), avec, le maire sortant le précise, une grande variété de faune et de flore pour renforcer le lien avec la nature.

Je ne suis pas contre l’image et le sens de la formule, mais je pense que le maire se trompe en affirmant ” Quand on parle d’écologie, la première des choses c’est déjà d’agir sur ce qui n’existe pas et sur ce qui va être fait”. Sans lui enlever un once du mérite de la démarche pour la ZAC Renard ou l’allée royale de Villepreux, aujourd’hui le bâti est un très gros contributeur au “gâchis” d’énergie et de ressources. C’est particulièrement le cas à Saint Cyr, où la plupart des maisons et bâtiments ont été construits de 1950 à 1970, soit la pire des passoires pour la qualité de construction et l’isolation !L’isolation de l’existant est nécessaire. La mairie a probablement beaucoup à gagner à réhabiliter le domaine public, mais ne devrait cependant pas allouer trop de ressource directe pour l’isolation de ce qui ne lui appartient pas, tout simplement par manque de moyens. C’est aux bailleurs et propriétaires d’entreprendre ces travaux, mais je conviens aisément que le mécanisme actuel n’est pas assez incitatif (malheureusement, lisez encore une fois les Nouvelles de la semaine, pour les problèmes de chauffage et le mauvais suivi qualité de l’OPIEVOY).

Outre l’isolation (et, en corollaire, le chauffage), l’éclairage public est par exemple un autre point important : ça coûte cher, et aujourd’hui un éclairage “basse consommation” produit à la fois une lumière plus agréable qui renforce le sentiment de sécurité, et, hors coûts d’installation et d’adaptation du matériel, est sensiblement moins onéreux en termes de consommation et de maintenance.

Ce qui est vrai pour la commune l’est aussi pour nous tous : en termes économiques, et sans compter les avantages indirects sur la confort ou la qualité de vie, les travaux en questions sont un investissement et non une dépense. Peut-être qu’un jour, la comptabilité publique comprendra aussi la différence, mais ce n’est pas l’objet de cet article.

- les déplacements

L’autre thème crucial est le développement des transports en commun et “doux”. Les transports en communs doivent être encouragés, de même que les voies cyclables, sûres, avenantes et protégées. Réapprendre aux gens à marcher aussi (du pedibus au “pedisolo” !). Le vélo par exemple est un mode de transport particulièrement adapté à une petite ville de quelques centaines d’hectares, ou pour accéder à la gare lors des trous de desserte du réseau de bus…

Sur tous ces sujets, il y a autant de travaux à réaliser que d’efforts de pédagogie à entreprendre, dans une ville où la voiture est une des caractéristiques génétiques dominantes (tout comme la piscine).

- la notion d’objectifs

Un point de désaccord, toutefois, réside en l’engagement d’objectifs chiffrés prématurés et/ou trop factuels (les deux “30%” dont parle Marc Sadoun). D’une part, on part de trop loin pour prendre un engagement chiffré, qu’il soit réaliste ou non, et d’autre part les deux indicateurs visés sont partiels et incomplets (gaz à effet de serre, énergies renouvelables).

Si, déjà, on arrive à réduire de 30% la consommation d’énergie, même sans acheter du “renouvelable” (qui aujourd’hui n’en est pas vraiment, le producteur ne faisant qu’acheter des certificats de CO2), on sera sur la bonne voie, et l’étape consistant à moduler les approvisionnements sera “douce” par rapport aux efforts qui auront déjà été entrepris.

Dans l’état des finances de la ville, il faut aussi que ce chantier se traduise par une diminution des coûts de fonctionnement !Ce long aparté à part, c’est un sujet où il faut foncer, car tout est à faire, et nous aurions tous beaucoup à perdre à ne pas avancer. Je sais, je me répète…

=> en bref

Je souhaite que tous les candidats retiennent le volontarisme affiché par “Avançons Ensemble”, que tous prolongent l’action du maire sur les espaces verts et le cadre de vie (et, de ce côté-là, la situation me semble bien meilleure qu’en 2001), mais en restant vigilant sur les coûts d’entretien, que la ville et la communauté concluent rapidement sur un PLD ambitieux et équilibré, faisant la part belle aux transports en commun et aux circulations douces.Les candidats doivent savoir qu’il seront très attendus sur ce sujet.

Attendons donc de voir quelles seront les dernières touches et enrichissements apportés aux programmes de campagne !

Benjamin (contact@stcyrblog.com)

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benjamin on janvier 21st, 2008

Le constat est unanime :

Sur le thème de la circulation et du stationnement, tout le monde s’accorde sur les problèmes et les nuisances, mais pas sur toutes les solutions. Petite revue…

  • Saint Cyr l’Ecole est congestionnée par la circulation automobile, « inondée », saturée par un flux de transit, la plupart du trafic n’ayant Saint Cyr ni pour origine, ni pour destination, et, pour une bonne partie, pour objectif d’utiliser des grands axes souvent saturés aux heures de pointe
  • Saint-Cyr dispose d’une bonne desserte ferroviaire (bonne dans l’absolu, et excellente pour une « Zone 5 »), couplée à plusieurs lignes de bus municipales (le mot n’est plus tout à fait juste depuis le transfert à Phébus, mais le concept est resté) qui parcourent la commune et ont pour principale finalité de rabattre les passagers vers la gare. Mais le parc relais en contrebas de la gare est vite plein (c’est la défaite de la France qui se lève tôt… contre celle qui se lève encore plus tôt !).
  • Saint Cyr est enfin traversée également par de nombreuses lignes de bus, qui rejoignent par exemple Versailles, la ville nouvelle, ou Fontenay le Fleury, lesquelles sont gérées par des opérateurs distincts, sans forcément une parfaite harmonie du couple desserte/horaires.

Les gens attendent naturellement des solutions immédiates. Stopper les nouvelles constructions à Saint Cyr n’en est bien évidemment pas une, comme cela a malheureusement trop été lu et entendu.

Chacun des candidats avance quelques idées. Tous sont volontaristes à l’envi (après tout, quand ce n’est pas la ville qui paie !!!). C’est surtout très intéressant, car tous participent à la réflexion, la réponse étant multiple et complexe, le maire élu ou réélu n’étant de surcroît pas le seul décideur.

« la voiture »

Une idée est de réaliser un contournement routier, par la déviation Saint-Cyr / Fontenay. Tout le monde est pour (Daniel Farnier un peu plus mollement ?), ce n’est pas la ville qui paie, Fontenay voit également une partie de ses problèmes traités … Seul petit bémol, ce ne semble pas être la priorité du département. Je pense que la plupart des habitants seraient pour, si un projet carré était proposé, permettant de rejoindre et la D7 vers le nord et la D10 vers Versailles depuis Fontenay et l’ouest de la ville.

Une autre idée est de réaliser une entrée d’autoroute sur l’A12, en réutilisant une voie technique existante débouchant au bout du mail Fabien. Le maire est à l’initiative de cette étude, mais semble avoir modéré son propos depuis. Cette proposition avait entraîné une levée de boucliers de la part de Marc Sadoun et du RGS, Daniel Farnier se déclarant par ailleurs “congélifié”, compte tenu la densité résidentielle de la zone attenante à cette entrée et de la présence d’écoles.

Les craintes sont légitimement multiples : trafic soutenu dans une zone assez densément habitée, traversée d’équipements publics, appel d’air pour du trafic supplémentaire, … L’auteur est, comme la majorité des candidats, a priori contre, mais pense qu’une étude complète de faisabilité doit être réalisée, en concertation avec Fontenay. Une entrée d’autoroute serait certes fortement atypique (surtout sans sortie), mais avec une zone 30 proprement équipée d’un radar et de ralentisseurs, et avec un chemin d’accès préférentiel passant par la rue de l’aérostation maritime, ou une nouvelle voie parallèle à celle-ci et parallèle à l’autoroute, ou une bretelle depuis une éventuelle future déviation …. qui sait, surtout si la décongestion attendue est réellement substantielle. Mais cela fait beaucoup de conditions, et beaucoup de travaux, pour un résultat encore très incertain.

Une expérimentation sur la signalisation de plusieurs carrefours de la ville est en cours. Tant mieux. Mais la question est : pourquoi ces études n’ont-elles pas été faites plus tôt ? La plupart des citoyens s’attendent, en effet, à ce que l’existant soit, du moins totalement maximisé, du moins un minimum optimisé sous contrainte. Si tel n’est pas le cas, à qui la faute ? Le maire n’a certainement pas marqué de points en évoquant à nouveau cette expérimentation.
Espérons tout de même que les solutions expérimentées soient concluantes. S’agissant d’une solution à coût faible, toute amélioration … blablabla, vous devinerez la fin de la phrase.

« le train »

La desserte de la gare de Saint Cyr est plutôt bonne, et sa fréquentation très encourageante. Il est possible de davantage tirer parti de son rôle de gare de correspondance que les passagers venant de la ligne de Plaisir et se rendant vers Saint Quentin connaissent bien.

Le projet de Grande Ceinture Ouest serait un plus indéniable : le report de trafic immédiat serait certes faible, mais les infrastructures lourdes, trop rares, sont des points clefs du développement futur. Je suppose qu’il est illusoire d’espérer une mise en fonctionnement avant 4 ans.

Bernard Debain et Marc Sadoun font par ailleurs implicitement référence à une décision du STIF (Syndicat des Transports de l’Ile de France, autorité régulatrice des transports, contrôlée par la Région et en net regain de « projets » depuis 2 ans, Ndla) en décembre dernier, qui prévoit d’augmenter les fréquences et dessertes de certaines lignes à partir de décembre prochain, dont la banlieue Montparnasse, notamment le soir et le week end là où les fréquences sont faibles et les trous de desserte importants. Du lobbying va être à prévoir, c’est le moment où jamais pour négocier !

Les réorganisations/renforcements de desserte étant des événements rares et chers, je les invite à clarifier leurs déclarations à ce sujet. Ils y gagneront tous deux en crédibilité, plutôt que de parler en initiés ou en proches d’initiés.

« le bus »

Personne ne parle des lignes de bus de Saint Cyr, c’est donc qu’il fonctionne raisonnablement bien. Ce n’était pas l’objet du débat, aussi nous en reparlerons ultérieurement, car certaines choses peuvent être faites facilement pour améliorer encore l’existant.

Il va y avoir un plan commun des lignes de bus desservant la zone. Bravo ! C’est comme pour les feux rouges… mais avec en plus la satisfaction de voir des opérateurs faussement concurrents dialoguer ensembles. Mais quand on ne connaît pas bien, se reconnaître entre Phébus, Stavo, Hourtoule & Co n’est pas toujours aisé.

Une autre idée soulevée très justement par Daniel Farnier serait de créer une nouvelle ligne de bus (je suppose Phébus !) joignant Saint Cyr et Fontenay. Je partage entièrement son argumentaire à ce sujet, et ajoute que ce serait en outre une excellente manière de renforcer l’intercommunalité (bien trop faible) avec notre plus proche voisine, Fontenay étant la seule ville à avoir une réelle continuité urbaine avec Saint Cyr. Une « super ligne 1 » Fontenay-Saint Cyr pourrait même devenir une des lignes les plus structurantes et à haute charge du réseau.

Notons que l’intérêt n’est pas tant d’éviter la saturation du parking de la gare (300 places, soit 600 déplacements par jour, soit 1% du flux quotidien), lequel serait de toute évidence rempli par d’autres voitures, que de proposer des solutions de transports en commun utiles au plus grand nombre, fontenaysiens ou saint-cyriens, dans l’espoir qu’un maximum laisseront leur voiture au garage.

C’est également le bon moment pour envisager sa mise en place, la compétence des transports venant d’être déléguée à la communauté de communes.

« le stationnement »

Je n’aborderai pas en détail ici la problématique du stationnement et de circulation intra-communale. En partie par politesse envers Marc Sadoun, qui embrayait très maladroitement sur ce thème en fin d’interview (la catastrophe annoncée par les novueaux logements … en écho à de nombreuses tribunes éditoriales du groupe dans la gazatte municipale), et en partie pour mieux aborder ce sujet dans un articles plus large à propos des principes de développement de Saint Cyr et des habitudes prises.

Pour terminer sur une intuition forte, que j’essaierai d’expliquer dans de futurs articles, Saint Cyr a tout intérêt à avoir des transports en commun aussi développés que possible. C’est dans l’air du temps (budgets du STIF, priorités du département, Grenelle de l’environnement, …), ne coûtera pas grand-chose à la ville, participera grandement à l’image de dynamisme (au travers de celle de petit pôle intermodal), et, surtout, facilitera la vie sinon de tous, du moins de beaucoup.Saint Cyr étant déjà relativement bien dotée, il faudra aussi que les nouveautés profitent aux villes voisines : les projets n’en seront que davantage vendeurs et conformes à l’intérêt général.

Benjamin (contact@stcyrblog.com)

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benjamin on janvier 19th, 2008

La question du logement est assez logiquement le premier thème abordé par Yvelines Radio.

Outre les problèmes que l’on retrouve malheureusement dans de nombreuses communes, il est également question, plus qu’ailleurs, de construction.

Si tous les projets en cours ou annoncés vont à leur terme, Saint Cyr va tout bonnement être, de tout le département, la commune où il se construira le plus de « petits collectifs privés ».

Voici les principales réponses des invités sur ce thème.

Bernard Debain :

  • se félicite du CDOR (et il a bien raison) et l’image plus dynamique donnée par les constructions récentes
  • précise que le PLU en vigueur est cohérent avec l’ancien de 1992 – qu’il est contraint par le SDRIF (cela fera l’objet d’un article spécifique) et cohérent, dans l’ensemble, avec les besoins de Saint Cyr et des saint-cyriens

L’intervention du maire est assez classique. Pas de prise de risque. Une justification à demi-mot du PLU existant, qui n’est pas si mal que ça (l’avis est également partagé par l’auteur).

On peut regretter que la question du logement n’ait pas permis au maire de déboucher sur des considérations plus large sur l’urbanisme et le développement de la ville (et je ne parle pas que des projets de ZAC en cours), mais on peut objecter une contrainte de temps de parole.

Daniel Farnier :

  • constate le rôle de carrefour de la ville, aux confins de la ville nouvelle, dont l’étalement urbain ne peut se poursuivre indéfiniment
  • souhaite plus d’humanisme dans le développement de la ville, notamment le respect de l’image d’un « Saint Cyr Village » dans le centre ville (l’expression n’est pas du candidat mais de l’auteur), et le souci de qualité de vie des résidents

On sent que le discours transpire du souhait d’un développement harmonieux et somme toute « tranquille », malgré les contraintes (et opportunités) qui pèsent sur la ville.

Marc Sadoun :

  • formule de façon différente que Daniel Farnier le même vÅ“u de maîtrise et d’humanisme, ainsi que de reprise partielle du PLU
  • aborde le sujet de la taxe d’habitation (nous reprendrons ce point en commentant son intervention sur les finances de la ville, et certains passages de son programme, car la ligne directrice ne me semble pas absolument claire)
  • pose la juste question de l’adaptation des équipements municipaux (dont la capacité est a priori acceptable, mais dont l’état d’entretien risque d’empêcher une exploitation à pleine capacité, NDLA).

Le discours est un peu plus agressif, rappelant en plusieurs endroits certains des principaux griefs faits à l’équipe municipales ces dernières années. C’est assez logique pour un challenger qui n’a pas été mélé à la gestion passée.

Le commentaire de Stcyrblog :

Nous notons également que tous les candidats s’accordent sur le constat d’un surnombre de (grands) logement sociaux et d’un manque de petites surfaces (ie, dans le parc locatif privé, car il est difficilement envisageable d’augmenter fortement le logement social dans la ville).

Le « logement intermédiaire » est également un vœu pieux de tous, mais je mets au défi les candidats d’en donner une traduction réaliste économiquement, juste socialement et acceptable pour la collectivité (je précise que j’aimerais perdre mon pari…).

La requalification du PLU de la zone centrale de la ville risque de n’être que cosmétique, compte tenu de la clarté du SDRIF à ce sujet (« secteur de densification préférentielle »), et, somme toute, d’une bonne logique de développement des zones déjà urbanisées pour lutter contre l’étalement urbain à un niveau un peu moins saintcyro-saintcyrien.
L’auteur s’interroge sur la position de Marc Sadoun à ce sujet, étant l’un des adjoints au directeur de cabinet du président de région, et en théorie le plus sensibilisé des candidats sur cette question.

L’auteur pense également que l’urbanisation progressive du centre-ville, dans les limites du PLU actuel ou d’un PLU seulement amendé à la marge, est une chance pour le centre-ville et pour toute la ville. Le centre-ville souffre d’un manque de densité, de passage (autre qu’en voiture) et de points d’intérêt. A l’inverse, il peut paraitre paradoxal de souhaiter ainsi « repousser » les immeubles aux portes de la ville, en se contentant de mettre en place des « circulations douces ». Je ne pense pas être très clair, aussi j’en reparlerai plus précisément dans de prochains articles plus spécifiques.

L’auteur se félicite enfin que certains arguments « foireux » sur l’influence du développement de la ville et des nouvelles constructions sur le prix de l’immobilier, et la fuite des familles, n’ont pas trop été repris dans l’interview. C’est une bonne nouvelle, car rien n’est plus facile que de désinformer sur des arguments fallacieusement présentés !

Toutes les réactions sont les bienvenues.

Benjamin (contact@stcyrblog.com)

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